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Invitation
à la nuit
Période dobscurité symbolisée
par le couvre-feu et la fermeture des portes de la cité,
la nuit fut longtemps le temps du repos social. Dans nos
cités incertaines, il y a maintenant une vie après
le jour.
Nen déplaise aux noctambules, la conquête
de la nuit saccélère. Sémancipant
des contraintes naturelles la ville fonctionne de plus
en plus en continu 7/7, 24h/24. Entre liberté et
insécurité, les tensions sexacerbent
entre individus, groupes et quartiers de la cité
polychrone. La ville qui dort, la ville qui travaille
et la ville qui samuse ne font pas toujours bon
ménage.
Face à ces évolutions, la nuit urbaine ne
doit plus être perçue comme un repoussoir,
un territoire livré aux représentations
et aux fantasmes, mais comme un espace de projets, une
nouvelle frontière où naissent aussi les
modes et les pratiques de demain. Occupons et peuplons
lespace urbain face aux peurs et autres crispations
sécuritaires. Livrons la nuit à limagination
! On doit rêver de nuits plus belles que nos jours.
Oui Paulo : " cest beau une ville la nuit !
"
Luc GWIAZDZINSKI, Géographe |
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